Le camp en septembre
Naturellement le camp sans enfants
ou membres du personnel ce n'est pas le camp, mais..... Mais le camp conserve sa
personnalité, sa mystique et sa beauté. C'est le camp, mais avec une
parure différente. Les pins commencent à perdre leurs aiguilles et
le terrain face à la chapelle s'orne d'un vaste tapis brun. Les chênes
de l'administration sèment un peu partout leurs glands et l'asphalte devient
un immense Wall-Mart pour écureuils roux ou gris. Les pommiers du terrain
de soccer sont pleins de pommes muries au soleil et non dans un entrepot: Elles sont
délicieuses: et oui! L'érable du rond-point, malgré sa vieillesses,
n'hésite pas à revêtir son manteau rouge vif. Vous auriez dû
voir le terrain de base-ball: Des fleurs à perte de vue!

Le camp en septembre est aussi
repris par ses vrais occupants, les animaux. On se fait regarder de travers en arrivant:
T'es qui toi? Qu'est-ce que tu viens faire ici?

Vous ne me croirez peut-être
pas, mais même les animaux s'étaient organiser des jeux Olympiques au
grand terrain! J'y ai vu de mes yeux vus trois magnifiques chevreuils qui ont, je
suis sûr, battu le record du saut en hauteur. Un de ceux-ci m'a même
permis de l'approcher à 20 mètres! Quelques ratons participaient mais
ils n'on pas gagné de médailles...


Je vous ai dit que j'y avais
rechargé mes batteries. Comment ne pas le faire quand vous voyez ce magnifique
paysage en vous levant le matin...
