Vide???

Une fin de semaine "allongée" au camp : rien de mieux pour recharger les batteries et oublier un peu la grande ville et le monde extérieur. Que le camp apparaît vide au premier coup d'oeil. Les passes des cabines sont toutes fermées.
Pas de campeuses qui se racontent des histoires sur le perron de la cabine, pas de campeurs qui jouent au basket à la cantine, pas de membres du personnel qui grattent de la guitare au foyer. Pas cet arrière fond continuel de babillements qu'on remarque... une fois qu'il n'y en a plus seulement...
La plage. Infinie et vide, la plage sans son mirador ou ce cercle de pionniers qui se racontent on ne sait trop quoi...

Vide? Mais non... après avoir apprivoisé cette solitude, on sent l'âme du camp qui nous survole. On fait silencieusement le tour du camp et on discerne les milliers d'empreintes qu'on laissées tous les Tékakwithiens depuis plus de 60 ans. On comprend ce qui fait du camp, Le Camp...
C'est toujours un plaisir de revenir au camp et de le revoir sous un aspect parfois différent. Un de mes petits plaisirs est de déguster les fruits du pommier du petit terrain de soccer. Elles ont mûri, sont devenues rouges, croquantes à point et délicieusement sucrées. Je suis toujours surpris de constater qu'il en reste, quand je me rappelle des nombreuses batailles de pommettes qui ont lieu durant l'été...
Il y a aussi tous ces nouveaux résidents... Ainsi je ne suis pas le seul à apprécier les pommes. Hier soir, j'ai l'impression que c'était le « apple party » des porcs-épics. Et que dire de ces deux chevreuils que j'ai croisé à 15 mètres à peine, près du tir à l'arc. Eux aussi mangeait des pommes! Le lendemain, ils étaient cinq! Puis il y a eu cette première pour moi au camp Tékakwitha. Un nouvel animal à ajouter à ma liste déjà pourtant longue d'animaux à quatre pattes aperçus sur le terrain du camp. Je pense au chevreuil, à l'orignal, au porc-épic, à la moufette, au raton-laveur, au renard, au vison, au rat musqué, au lièvre, à l'écureuil gris, l'écureuil roux, le tamia rayé, le polatouche, la musaraigne, la taupe, la marmotte ou au castor vu pour la première ce printemps. Quel était ce nouvel animal? Deux beaux spécimens aperçus dans le petit terrain de soccer : De grandes oreilles qui m'écoutaient avec attention, un museau qui me renifflait et une queue très touffue. Ils se promenaient de façon nerveuse à la lisière de la forêt. Vous avez deviné? Et oui, il s'agissait de deux magnifiques coyotes!
Samedi et dimanche furent deux journées magnifiques. Une température des dieux! Un lac, légèrement rafraîchi, mais qui permettait encore des bagnades prolongées.
Lundi, dur retour à la réalité...

Ah oui, si vous voulez voir quelques essais de photos que j'ai fait au camp durant la fin de semaine, vous pouvez toujours aller faire un tour à cette
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