| Profitant de quelques jours de vacances en famille pour faire une visite de quelques jours au Camp, la famille, Émile, Alice, Mélanie et moi-même (n’oublions pas Mousqueton le chien) sommes donc arrivés au Camp un lundi après-midi ensoleillé de janvier. Bien avant notre arrivée au haut de la côte, la fébrilité se faisait sentir dans la voiture. La célèbre route de gravier qui mène au Camp nous a paru comme des centaines de kilomètres (bien qu’elle ne fasse que quelques 2,5 km), mais nous voilà tout de même rendu à la barrière du Camp, dont le cadenas, dois-je dire, ne semblait pas apprécier le froid et contre lequel j’ai du me battre quelques minutes pour qu’il daigne nous laisser entrer. La descente un peu périlleuse de la côte bien glacée nous a finalement amenés à la Chaumière où nous nous sommes installés pour la semaine après avoir allumé un bon feu et mis en marche le chauffage. C’est toutefois après une soirée en ville pour un petit tour à l’épicerie et au restaurant que nous avons échoué définitivement dans la chaleur de la Chaumière. Le lendemain matin, c’est un soleil radieux et une température plus qu’agréable qui nous a permis de nous épivarder sur le Camp. Nous avons donc mis Émile et Alice dans leur sac à dos, et sommes partis à l’aventure. Le peu de neige accumulée n’était pas suffisant pour que notre petite marche de santé nécessite des raquettes. Descendant doucement la côte bien glacée, nous avons décidé de procéder à une petite inspection visuelle du camp. Faisant un tour des différents bâtiments du terrain avec un petit arrêt à la plage et ensuite un tour vers le secteur pour remonter vers la Chapelle, Béthanie et la cuisine. Après ce petit tour ou les enfants jouaient (Émile) et dormaient (Alice) nous avons décidé de faire une petite randonnée vers Bishop Hill en utilisant le sentier défriché et aménagé par nos pionniers et pionnières juniores du deuxième mois. Ce fut donc après une belle promenade de 3 heures que nous sommes revenus à la Chaumière. Mais au camp, après le dîner, que se passe-t-il? La sieste bien sûr. Alors, tout le monde au dodo pour une petite sieste de… 2h30, les aigles n’auraient pas été contents, mais je pense que certains membres du personnel l’auraient été!!! Après cette petite sieste, on retourne dehors, cette fois, pour aller glisser. C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que nous nous sommes rendus entre le Foyer et la Chapelle pour descendre la côte sur notre splendide traîneau… Émile et Mélanie tentent leur chance et réussissent à faire un gros 3 mètres… Il faut dire qu’ils n’ont pas la technique. Je tente donc ma chance à mon tour, seul pour commencer et je réussis à dépasser leurs traces d’environ… 10 cm! Mais ce n’est bien sûr pas une question de technique, c’est le traîneau qui ne glisse pas. Pendant que je m’évertue à faire avancer le traîneau, Émile quant à lui, préfère les aiguilles de pin sous le pin de la Chapelle… C’est donc assez rapidement que nous laissons tomber l’idée de glisser et que comme Émile, nous nous intéressons à autre chose… avant de rentrer pour souper, lire près du feu, un petit bain (ne vous imaginez pas que c’est simple, l’hiver au camp, il n’y a pas d’eau courante. À l’automne, j’ai rempli deux gros barils d’eau et les visiteurs du Camp l’utilise pour se laver et laver la vaisselle… mais il faut la faire chauffer et la déverser dans le bain donc prendre un bain prend environ 1 heure plutôt que 5 minutes…) et bien sûr, dormir un peu. Déjà mercredi matin, nous nous réveillons avec un beau 10 centimètres de neige partout sur le Camp, quel magnifique paysage. |