Saviez-vous
ce que les pionniers mangeaient en piste, il y a 34 ans? |
Depuis 1977, le camp fait sa propre nourriture déshydratée pour les pionniers qui partiront en piste. Les menus sont variés et soutenus par des concoctions énergétiques raffinées. Ces menus ont même été équilibrés et pensés avec l'aide d'une nutritioniste de l'université Laval. Tel n'était pas le cas dans les tout débuts de la piste, il y a 34 ans... Oh non...
En
1973, nous avions de la nourriture déshydratée, mais
que nous achetions. Je crois qu'il n'y avait qu'une ou deux compagnies
sur le marché et
trois repas différents. Il y avait du "beef stew", du "chicken
chow mein" et du "spanish rice". Ça
semble exotique et raffiné mais ça goûtait exactement
la même
chose! |
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Naturellement,
nous n'avions pas de brûleurs sophistiqués pour réchauffer
le tout. Lorsque nous arrivions à notre emplacement de coucher,
on prenait une heure pour ramasser du bois, partir les feux, sortir les
%$?#* de casseroles que nous devions traîner avec nous, puis on mijotait
et mijotait le Beef Stew... Après
le souper, tous ces chaudrons étaient carbonisés et on se
tapait à tour de rôle le nettoyage des chaudrons à la
laine d'acier... grrrr.... |
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Le dîner quant à lui, était réduit à sa plus simple expression: Sardines et biscuits secs le premier jour, sardines et biscuits secs le deuxième jour, sardines et biscuits secs le troisième jour, sardines... Et il fallait les mériter ces satanées sardines: Il fallait ouvrir la boîte... Diverses techniques, aussi dangereuses les unes que les autres, étaient utilisées à l'aide toujours d'un poignard. Pourquoi n'avions-nous pas un simple ouvre-boîte? Fouillez-moi... Je crois que je n'ai plus mangé une sardine depuis 1974...
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Pour se donner de l'énergie dans les montées ou sur les sommets froids, nous n'avions pas de super Glock ou autres mélanges à base de deux millions d'ingrédients comme maintenant. Non. Seulement de pauvres petits sachets de sucre... Comme vous le voyez sur la photo de gauche prise en 1974 sur le sommet du Saddleback Junior, on lêchait même l'enveloppe pour être sûr de ne pas oublier un seul grain de sucre... On a trimé dur, mais que de souvenirs...
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